Qu'est ce qu'une maison ECONOME? BBC?

pour nous:

1. Une maison BBC, c'est une maison très économe "doucettement isolée" peu coûteuse en charges de chauffage, d'eau et d'électricité, avec des règles confortées par un label officiel donnant droit à des aides fiscales. C'est une vraie maison économique.

2. Une maison BBC devrait aussi avoir les matériaux les plus sains pour une meilleure santé de ses occupants, c'est le cas avec le concept votremaisoneconome.com.

3. Une maison BBC est construite en une semaine, hors terrassements branchements pour le hors d'eau hors d'air (par exemple pour une surface de 150m2). (cela évite les délais et les frais financiers intercalaires)

4. Une maison BBC a des critères homologués par un label et à ce titre ouvre des droits fiscaux et financiers. La maison BBC offre les garanties requises par les lois en vigueur (assurances dommage ouvrage et décennale par des compagnies françaises) selon votre constructeur

5. Une maison BBC ne doit pas coûter plus cher que les autres, en cela elle est vraiment économique. La PREUVE: * voir ci-dessous l'article sur la commune de Limeil-Brévannes en région parisienne (source: Marie-Hélène Pouplot © De Particulier à Particulier)

6. N'oubliez pas qu'une maison BBC ouvre des droits pour les prêts à taux zéro et des déductibilités fiscales des intérêts d'emprunt.

un bel exemple par  Marie-Hélène Pouplot © De Particulier à Particulier

Eco-quartier : Un succès durable ?

© Bouygues

Construire un éco-quartier, respectueux de l'environnement, et proposer des logements basse consommation, le tout à un prix inférieur à celui du marché ? C'est le pari tenu, et gagné, par la commune de Limeil-Brévannes, avec le projet "Les Temps durables". Qui a enregistré en un week-end 235 ventes de logements neufs.

Environ 2 900 € le mètre carré, parking inclus : c'est le prix de vente auxquels ont été proposés les logements des cinq programmes actuellement commercialisés dans l'éco-quartier les Temps durables, à Limeil-Brévannes. Soit un montant nettement en dessous des prix du marché de cette commune du Val-de-Marne, où ils s'établissent en moyenne à 3 400 € hors parking dans le neuf et dans une fourchette entre 2 600 et 2 800 € dans l'ancien, toujours hors parking.

Résultat : 235 appartements ont été vendus en un week-end. Soit plus de la moitié des 420 logements mis en vente. Les acquéreurs sont en majorité des primo-accédants (qui achètent pour la première fois). Par ailleurs, 20% des biens proposés ont été achetés en location-accession sociale, tandis que la part des investisseurs privés se monte à 15%. Quant aux 25 maisons du programme, elles ont toutes trouvé preneur.

Logements performants pour tous

A 15 kilomètres de la capitale, Limeil-Brévannes, commune de 19 000 habitants se montre très concernée par le développement durable. A telle enseigne qu'elle est même pionnière en la matière et peut se vanter d'avoir construit le premier bâtiment public à énergie positive du pays.

© Propria

Pionnière, elle l'est encore avec la réalisation de cet éco-quartier, le premier à être accessible à tous grâce aux prix pratiqués. Un véritable défi, dans la mesure où les logements basse consommation affichent des niveaux de prix généralement supérieurs de 15 à 20% à ceux des logements habituels.

Ici, non seulement ils n'intègrent pas ce surcoût, mais les prix sont même inférieurs aux prix du marché. On comprendra sans peine la double motivation des acquéreurs : pouvoir se loger à prix accessible dans un logement neuf répondant aujourd'hui aux normes de demain. Un logement qui revient donc moins cher en termes de dépenses énergétiques, et qui s'inscrit dans un quartier pensé autrement.

Bon à savoir : acteurs publics et privés se sont associés pour mener à bien ce projet complexe, sans risque financier pour la ville, les promoteurs assurant le financement du programme. Par ailleurs, ceux-ci se sont constitués en « syndicat », de façon à mutualiser les coûts.

Eco-quartier, qu'est que c'est?

Nés du Grenelle de l'Environnement, les éco-quartiers s'inscrivent logiquement dans le cadre de la ville et du développement durable. Pour être durables, ils ne doivent plus être pensés à court terme. L'impact de leur évolution doit être prévu. Variés, ces quartiers doivent offrir à leurs habitants une qualité de vie. Ils doivent donc remplir divers objectifs économiques et sociaux tout en répondant à des enjeux environnementaux.

© Domefi

Pour cela, la mixité sociales'impose, tout comme la mixité de fonctions (logements, activités, services, loisirs), ainsi que la mixité générationnelle. Le tout en se montrant le plus économe possible en matière de consommation énergétique et en offrant des espaces verts. Le quartier des Temps durables remplit bel et bien ces conditions : unquartier accessible au plus grand nombre,écologique.

Comment? La mixité sociale est assurée par la répartition des logements : 50% en accession, moitié en secteur libre et moitié en secteur social, et 50% en location. Par ailleurs, ce quartier est sans voitures (nombre de places de stationnement limité), les circulations douces sont privilégiées (piétons et cyclistes), des moyens de déplacement alternatifs mis en place. Les espaces vertssont bien présents (environ 2 hectares répartis sur l'ensemble du quartier), avec un grand jardin central de 6 000 m2. Et surtout, les logements et locaux sont autosuffisants en énergie. Deux places commerciales, une crèche parentalecomplètent l'ensemble, répondant à la nécessité d'équipements de proximité des éco-quartiers. Puisque moins de déplacements entraînent moins de dépenses en énergie.

Des logements basse consommation

A terme, les Temps durables compteront 3 000 habitants pour 1 250 logements. Lorsque toutes les constructions prévues seront achevées, le quartier produira plus d'énergie qu'il n'en consommera. Il sera en effet doté d'une centrale biomasse, de panneaux solaires thermiques et photovoltaïques (5 900 m2 au total). Les panneaux solaires thermiques assureront la production d'eau chaude, l'électricité produite par les panneaux photovoltaïques sera revendue à EDF.

Les logements, dont l'isolation est renforcée, ne consommeront pas plus de 35 kWh d'énergie primaire/m2/an de chauffage urbain. En ce qui concerne la gestion de l'eau, certains immeubles récupéreront l'eau de pluie pour l'arrosage. Et puis, pour aller toujours plus loin, la ville mène d'autres initiatives : elle étudie par exemple la création d'un métrocâble pour relier le haut de la ville au futur terminus de la ligne 8 de métro Paris-Créteil, avec une station prévue à proximité des Temps durables. Et pour tondre le gazon, pourquoi ne pas utiliser des lamas? En tout cas, la commune y pense....